Maison TRIBOLET № 220

… en 1922, la banque TRIBOLET-JEHENSON de Vielsalm s’engagea dans l’industrie de la pierre à rasoir, ou coticule, en province du Luxembourg. Poursuivant la diversification de son portefeuille, Jules TRIBOLET (*1899, +1969) fonda en 1923 une société anonyme, la « Grande Distillerie Belgo-Luxembourgeoise », dont le siège s’établit à Wilwerwiltz. Séparé à ses torts et griefs de son épouse Elisa JEHENSON par jugement du 13 avril 1929 du Tribunal de Diekirch – Paul PEMMERS fut l’avocat de la demanderessse – Jules TRIBOLET convola en secondes noces le 4 mai 1932 avec Germaine DELMUÉ (*1891), séparée de fait de son mari Jules HUSSON, contrôleur des douanes à Mons. Depuis 1926, Germaine DELMUÉ exploitait un commerce de prêt-à-porter qui porta le nom plus que tendance « Au Sportsman » et qui se trouvait en face de l’Hôtel de l’Europe. Malheureusement, le Sportsman ne semble pas avoir fait long feu, puisqu’en 1936, tout le mobilier commercial du Sportsman fut vendu au plus offrant. Avec le concours des ingénieurs textiles Bernard CARRÉ et Ernest HUSSON (*1913), son beau-fils, Jules TRIBOLET fonda le 14 décembre 1936 la « Manufacture de Tricots de Luxe », qui visait l’exploitation d’une usine de tricots à Bruxelles et la commercialisation exclusive de la marque « Tricolux ». De Jules TRIBOLET il ne subsiste que le nom de la Villa TRIBOLET du 16 de la rue de la Brasserie, demeure qui appartenait à Mathias OESTGES (*1870, +1955), commerçant, industriel, cafetier et conseiller communal à Diekirch de 1915 à 1934, avant de passer entre les mains de Jules TRIBOLET en 1936. (bp, tl, as, 2026-09-19)

 

 

Groupe de personnes réunies pour une « photo de famille » à l’occasion d’un événement festif, en haut de la rue de la Brasserie à Diekirch. La petite fille à l’avant-plan, toute de blanc vêtue, aurait-elle fait sa première communion ? Quoi qu’il en soit, les robes courtes et droites, à taille basse, ornées de franges, de perles, de paillettes et de broderies caractéristiques de l’esthétique Art déco, ainsi que les cheveux coupés courts en Bubikopf et les chapeaux cloches, permettent de situer la scène et la prise de vue entre 1925 et 1927. À l’arrière-plan, on reconnaît la maison de Mathias OESTGES, qui prendra le nom de « Villa TRIBOLET » en 1936. Voir image originale avec arrière-fond actuel. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, Fritz HALM, Bannführer der HJ (préposé local de la jeunesse hitlérienne), qui habitait au 18, rue du Palais, avait confisqué la Villa TRIBOLET pour y installer ses quartiers. [Photographie: NN_1925-1927, nbi; Cadre: bp_2026]

 

 

SVQ xxx Mode féminine des années 1920_07

La mode féminine des années 1920. Les éléments caractéristiques des années 1925, 1926 et 1927 sont particulièrement visibles chez les jeunes femmes au premier rang de la « photo de famille » ci-dessus, notamment chez les deuxième et troisième dames en partant de la gauche. [Dessin original: Susan HARELSON; Modifications: bp_2026]

Références

 

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